Conseil d’administration du 23 novembre 2020

24/11/2020
Mardi 24 novembre 2020, Boulogne Billancourt.

Le conseil d’administration de France Galop s’est réuni lundi 23 novembre ; la séance de travail a été en grande partie consacrée à une revue de la situation des paris hippiques alors que le pays est entré dans une nouvelle phase de confinement depuis fin octobre, aux projections d’activité d’ici la fin de l’année et à la préparation du budget pour 2021.
 
Des paris hippiques affectés par le nouvel épisode de confinement

S’il faut se féliciter que les courses aient pu être poursuivies alors que de nombreuses activités ont été contraintes de cesser depuis le démarrage de ce second confinement, les enjeux hippiques ont naturellement souffert de cette situation alors qu’ils étaient dans une dynamique tout à fait positive depuis le mois de juillet.

Pour mémoire, ils avaient progressé de 15% en juillet et août, 10% en septembre et 1,2% en octobre, un mois déjà perturbé par les mesures de couvre-feu décidées par le gouvernement. Le confinement actuel a provoqué la fermeture des bars, restaurants et points courses qui représentent 4000 points de vente sur les 13000 du réseau du PMU.

Dans ces conditions, la tendance journalière des enjeux oscille entre -20 et -30% par rapport à l’an dernier. Le chiffre d’affaires du réseau est bien évidemment sévèrement touché. Le online, lui, accélère sa croissance par rapport aux semaines précédentes, ce qui est très encourageant mais sans pouvoir compenser l’essentiel du chiffre d’affaires perdu dans le réseau.

Dans le cas où les points de vente actuellement fermés le sont encore en décembre, France Galop accusera un manque à gagner sur l’activité des paris hippiques de l’ordre 30 millions d’euros (soit 15 millions par mois de confinement). Si cette hypothèse est confirmée, il est quasiment acquis que France Galop enregistrera un résultat net déficitaire en fin d’année et ne serait hélas pas en mesure de revaloriser les allocations distribuées depuis la reprise des courses en mai alors que cette perspective était encore tout à fait envisageable jusqu’à la veille de ce nouveau confinement.

Il est toutefois important de noter que France Galop aura finalement distribué 185 millions d’encouragements à la fin de l’année, soit 10 millions de plus que le budget revu à la baisse de 175 millions qui fut décidé peu avant la reprise des courses en mai. L’essentiel de cette distribution supplémentaire a porté sur le programme PMH de plat et d’obstacle ainsi que sur les primes propriétaires et les indemnités de transport. Sur l’ensemble de 2020, interruption des courses comprise, les encouragements auront baissé de 25,6% par rapport à 2019. 

Quel cadre budgétaire pour 2021 ?

La situation sanitaire, les mesures gouvernementales et leur impact économique ont évidemment été au cœur des discussions sur la préparation du budget 2021. Ces paramètres sont difficilement prévisibles, ce qui rend l’exercice budgétaire particulièrement délicat. France Galop peut néanmoins s’appuyer sur l’expérience de l’année 2020 puisque nous avons désormais une idée plus juste de l’incidence économique des différents épisodes vécus (arrêt des courses, couvre-feu, confinement).

Sans arrêter de budget à ce stade, les administrateurs ont souhaité poser un cadre et des principes de pilotage des différents postes de charges et d’investissements de France Galop. Il s’agit d’une première ébauche qui s’enrichira des échanges qui auront lieu lors de sa présentation devant le prochain Comité de France Galop. Ce n’est qu’à l’issue du Comité que le Conseil d’administration votera le budget 2021.

Les administrateurs ont réaffirmé leur objectif de retrouver le niveau d’encouragements distribués en 2019, auquel viendront s’ajouter les premières mesures du plan de relance post COVID en plat ainsi que celles de l’obstacle, celles-ci faisant actuellement l’objet d’une consultation au sein du Conseil de l’Obstacle. Ils ont également rappelé l’objectif de retrouver les équilibres d’allocations qui prévalaient jusqu’en 2019.

Sachant qu’un mois de confinement avec poursuite des courses coûte environ 15 millions à France Galop et que le risque de perturbations de cette nature ne peut être écarté sur l’année prochaine, les administrateurs ont toutefois recommandé de budgéter le versement des allocations de 2019 tout en retenant un pourcentage des montants dus, à l’image de ce qui est en place depuis plusieurs années sur les primes propriétaires en plat. Cette somme retenue serait reversée en tout ou partie aux ayants-droits, dès que cela sera possible, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.  Il s’agirait donc d’un différé de paiement sauf si aggravation sérieuse en 2021.

La direction de France Galop a par ailleurs exposé les principes de pilotage de l’ensemble des charges inscrites dans le projet de budget 2021. À situation exceptionnelle, la façon de suivre et d’engager les dépenses de France Galop (charges et investissements) le sera tout autant. La rigueur budgétaire de France Galop a permis de baisser ses charges de 14 millions en 2020. Le budget 2021 sera géré selon les mêmes principes.
 
Vers une évolution de la remise de poids pour les femmes jockeys en plat

À la demande renouvelée de l’association des jockeys et de l’association des entraîneurs de galop, le Conseil du Plat a été consulté sur la remise de poids octroyée aux femmes jockeys.

La discussion a plus spécifiquement porté sur le cumul des remises de poids accordées aux femmes apprenties et jeunes jockeys et la situation de leurs homologues masculins ayant plus de difficultés qu’auparavant à monter de façon régulière et ainsi acquérir de l’expérience.

Les administrateurs ont d’abord réaffirmé leur attachement à la remise de 1,5kg en plat qui, en quelques années seulement, a permis de faire gagner en expérience plus de femmes jockeys et de voir de nouveaux talents éclore. Toutefois, ils ont recommandé quelques évolutions qui seront intégrées aux Conditions générales de 2021, celles-ci devant être votées au Conseil de décembre. Le principe de ces évolutions consiste à plafonner la remise de poids aux femmes apprenties et jeunes jockeys à :
 
  • 2,5kg lorsqu’elles ne montent pas pour leur maître d’apprentissage
 
  • 3,5kg lorsqu’elles montent pour leur maître d’apprentissage
 
Dans tous les cas de figure, qu’il s’agisse des garçons ou des jeunes femmes, le maître d’apprentissage bénéficiera toujours d’1 kg de remise supplémentaire.
 

Prochain Comité et prochain Conseil d’administration de France Galop le 14 décembre